Nous avons discuté avec les amis de connaître le Montsec de façon différente et quoi de mieux que depuis les airs.

Allons-y ! Nous ferons tout le Montsec, d’ouest à est. Comment ça ? En mongolfière, bien entendu.
La préparation, la joie et la sortie depuis Cal Soldat à première heure du matin, après un bon café nous lève l’esprit.

Depuis là où nous nous lèverons, comment la mongolfière se gonflera, combien de temps elle mettra, que devrons-nous faire… Une série de questions que nous nous faisons tous la première fois de cette expérience.

Nous arrivons au point de départ ; Miguel, de Globos Kon-Tiki, nous y attend. C’est un expert dans ce type de navigation et l’aventure commence !

 

On décharge la montgolfière ; c’est un charabia pour des inexperts comme nous : bâches, cordes, halages, mousquetons, mais tout est à sa place et petit à petit ça commence à prendre de la forme.

La voilà la montgolfière qui s’élève et… maintenant quoi ? Cours pour monter dans le panier, pour l’instant elle est captive, mais seulement pour un moment. Nous commençons à monter, on ne sent pas le mouvement, mais le sol est chaque fois plus loin.

Nous avons appris qu’en montgolfière on ne peut jamais dire qu’on est en haut, il n’y a pas de en haut, il y a des mètres depuis le sol et cela dépend des variables de la météo que l’on puisse monter plus ou moins.

Miguel nous balade par-dessus de l’entrée du Congost de Montrebei ; les sensations sont différentes —maintenant, dans les activités il n’y a que des sensations—, mais ça, ce sont des sensations ! Les Pyrénées, la rivière, le côté nord du Montsec, des espaces que l’on ne peut pas voir depuis la terre, même si tu t’y rends expressément et, même comme ça, on ne les apprécie pas dans leur totalité comme depuis une montgolfière. Les voitures sont très petites et le silence, total.

Nous avons mis le cap sur le col. La météo très tranquille nous permet d’y pénétrer et de le survoler. Nous sommes sortis de l’autre côté, la plaine de la Noguera. On y apprécie les escaliers du mur d’Aragon. C’est si impressionnant de profiter de ce spectacle de la nature qu’on désirerait ne jamais descendre.

Heureusement, il reste beaucoup, nous tournons à gauche, nous montons à 2 000 mètres et commençons à passer au-dessus du Montsec : à gauche, les Pyrénées ; plus loin, Mur, le lac de Cellers, le barrage de San Antonio ; à droite, la Noguera, le Segriá, le barrage de Santa Ana, celui de Camarasa, Lleida. Montserrat. Nous traversons le col de Terradets, depuis là-haut c’est tout petit.
Le monde à tes pieds. Silence total, on n’entend même pas les oiseaux. Une sensation mentale inimaginable. Tu n’es pas enfermé, tu n’es pas attaché, tu es suspendu dans l’air et une suave brise te renvoit à ce monde.

Nous passons au Montsec de Rubies, la vallée d’Ariet, Santa María de Meia, Vilanova de Meià, on y voit le Sió, l’Urgell, la Segarra. Qu’est-ce qui se passe ? Le sol est de plus en plus proche. Aïe ! Comment va-t-on s’arrêter ? Nous touchons terre. Ça y est. Magnifique.

Au retour à Cal Soldat, il y a tellement de choses à dire, que nous discutons et discutons. Un souvenir et des expériences inoubliables.

À Cal Soldat, nous pouvons préparer des activités comme celle-ci et d’autres à ta mesure.